Plume & Papier

Lorsque la plume crisse doucement sur un bout de papier, ou dans un carnet. Lorsque les rêves et les pensées s'animent, lorsque la poésie rencontre une âme, lorsque les mots s'impriment, pour exprimer une pensée, une émotion, un désir,...

21 juillet 2010

Regards croisés

Dans ses yeux, j'aurais cru voir des larmes, mais elles ne coulaient pas, comme si elles avaient déjà trop coulé, trop souvent, trop de fois, pour tant de choses.
Alors cela ne la perturbait plus, mais cela se voyait, se ressentait, au plus profond de mon être. J'aurais voulu être ses yeux, et pleurer pour elle, pouvoir pleurer, pour autre chose que mes propres sentiments, pour autre chose que ma propre tristesse, pour autre chose que ma propre rancoeur.

Dans ses yeux, il y avait la joie de vivre, il y avait de la joie, de l'espoir, un brin de folie, et un désir fou d'être un enfant, encore un peu, jusqu'à ce que le monde soit fini, jusqu'à la lie, jusqu'à ce que l'on ne puisse plus.

Dans sa voix, il y avait une grande tristesse, qui se cachait, comme une question interrompue, comme si un voile d'orgueil empêchait l'émotion d'être exprimée, les désirs de sortir d'eux-mêmes et de leur enveloppe corporelle.

J'aurais voulu détruire ce mur qui bloquait tout, ce mur si physique et si invisible qui empêchait l'oeuf d'éclore et la beauté de sortir.

Mais mon âme était corrompue, par la tristesse, par la rancoeur, pas l'amertume de ne pas p
ouvoir, mais pouvoir quoi, au fond ? De ne pas pouvoir tant de choses, de ces mots murmurés entre deux sanglots, qui faisaient trembler toute mon âme.

Sorry, ich kann es einfach nicht.

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03 juillet 2010

Retour dans le passé

Relire les mots du passé.
Revivre les mots du passé.
Redécouvrir le passé.

Afin de construire l'avenir.
Du temps, toujours du temps, et puis il passe, et puis il revient, et puis il repart.
Et puis, il est temps.
Temps de recoller les morceaux.
Temps de jeter un regarde sur ce qu'il s'est passé il y a plus de deux ans.
Et reprendre les morceaux.
Sans rien attendre en retour.
Juste aimer, et vouloir retrouver l'autre, non pas comme il était, mais comme il est à présent.
Briser les tabous, les malentendus, laisses les larmes qui n'ont pas été versées couler sur ses joues.
Comprendre que l'on est aimé, que les gens ne nous ont pas quitté, qu'ils n'ont "simplement" pas compris, comprendre que l'on s'était mal exprimé.
Car l'on ne savait que dire, l'on ne savait comment exprimer quelque chose que l'on ne connaissait guère.

Une page se tourne, encore une, afin d'écrire une belle histoire, en reprenant les mots du passé, en regardant en avant, en ayant un espoir dans le coeur qui nous fait vivre et accepter l'autre, accepter que peut-être il dédaignera nous regarder, mais peut-être aussi que non, en acceptant que l'on n'est guère parfait, en acceptant que l'on ne cherche pas à copier, à recopier, ou à faire autre chose, en acceptant que l'on ne fait rien d'autre que d'aller son chemin.

J'ai relu les mots du passé, et les larmes me sont venues. J'ai relu mes mots du passé, et les larmes me sont venues. J'ai relu leurs mots du passé, et les larmes me sont venues, car je voudrais pouvoir tous les prendre dans mes bras, et pouvoir exprimer ce qu'il y a au fond de moi.

Je ne m'avoue pas vaincue par les mots; ils ont une dimension que je ne cerne pas, mais ils portent et donnent un ordre, une réalité à la vie. Je ne veux pas les abandonner, je voudrais juste pouvoir parler, parler, parler, avec tous ces gens.
Mais à quoi bon toujours vouloir se justifier ? Pourquoi ne pas simplement tourner la page et tout laisser derrière ? Car le passé est part de nous, car la direction de nos sentiments est fondée, et que ce qui vit dans mon coeur y vivra toujours, peu importe toute l'eau qui a pu, peut, pourrait ou pourra couler sous les ponts.

Je ne veux pas moraliser, je veux juste m'exprimer, je veux juste dire à tous, à tous, même s'ils ne le liront jamais, même s'ils s'en fichent. Je veux dire que je les aime, malgré tout.
Je veux dire qu'ils comptent pour moi, malgré tout.
Je veux dire que j'aimerais tant pouvoir tout leur expliquer, et faire qu'ils comprennent.
Je veux dire...tant de choses, que nous comprendrions bien mal dans nos esprits obtus.
Et je veux aussi dire, leur dire, leur demander, pardon, pardon pour le mal que j'aurais pu causer. Etait-il nécessaire ? j'en doute, mais je ne voyais pas d'autre issue, et je n'en vois toujours pas, même avec le recul. Mais il y a toujours une solution moins pire, plus douce.

L'enfer, c'est de vouloir fuir la souffrance et le pardon pour se terrer dans une grotte.
Je ne veux pas me jeter des fleurs, je ne les mérite pas.
Je suis humaine.
C'est mon plus gros défaut.
Et sans doute ce qui fait que je puisse aimer.

Posté par Celinouchka à 00:23 - Cé cause pour rien dire - Commentaires [0] - Permalien [#]

22 juin 2010

Parce que.

Posté par Celinouchka à 13:47 - Cé cause pour rien dire - Commentaires [0] - Permalien [#]

19 juin 2010

Vue d'esprit

Parce que certaines musiques nous font prendre conscience que tout est possible.
Parce que certaines paroles, certains mots nous donnent l'espoir que tout es possible.
Parce que l'espoir est ce qui incarne et fait la vie.
Parce que la vie est un combat, mais un combat qui en vaut la peine.
Parce que ce combat est beau dans sa souffrance.
Parce que sans souffrance, la vie n'aurait aucun relent.
Parce que sans la vie, plus rien n'aurait un sens.

C'est parce que rien n'est impossible que nous avons l'espoir, et parce que nous avons l'espoir que rien n'est impossible.

With Men it is possible.
With God, all is possible.

Posté par Celinouchka à 16:15 - Cé a la tête dans les étoiles - Commentaires [0] - Permalien [#]

16 avril 2010

Dispatching

Regarde, tu vois, c'est tout simple, c'est tout con.

Il suffit de parler, il suffit d'aligner des mots bateaux, il suffit juste de.

Tu vois, eux y arrivent, et tu vois, la poésie, et tu vois, il suffit de mot bateaux.

Il suffit de parler, il suffit de parler de soleil, de canapé, de magazines, de fleurs et de splendeurs.
Il suffit de parler d'eau, de livres, il suffit d'aligner les mots.

Regarde, tu vois, il suffit de se concentrer un peu, de regarder les images défiler, de ne pas les laisser te toucher.

Regarde, tu vois, il suffit de lire, de comprendre, d'écouter, de taper du pied.

Regarde, tu vois, il suffit de regarder dehors les enfants jouer, ou plutôt, de les entendre.
Il suffit d'entrer dans le magasin, pour acheter des pots, des plantes, des rideaux, des chaises, des tables, des bibliothèques, des étagères.

C'est si simple, c'est trop simple, si simple que je ne peux pas.

Détourner le regard, s'allonger sur le sol, dans la pièce si froide, avoir envie de hurler, mais de quoi ? pourquoi ?

Je voudrais dormir.

Posté par Celinouchka à 20:16 - Cé déprime - Commentaires [1] - Permalien [#]


Fin »
 

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