Plume & Papier

Lorsque la plume crisse doucement sur un bout de papier, ou dans un carnet. Lorsque les rêves et les pensées s'animent, lorsque la poésie rencontre une âme, lorsque les mots s'impriment, pour exprimer une pensée, une émotion, un désir,...

30 octobre 2009

Nuit de rêves

Lorsqu'on le regarde, on dirait un aigle, volant au dessus de nous, un symbole de liberté retrouvée, ou jamais perdue. Sa voix douce exprime des mots empreints de poésie, qui coulent de sa bouche pour glisser doucement dans mon oreille, comme une histoire d'amour. Ses yeux sont intenses, brûlants, ils me fixent, et je ne peux que détourner mon regard, tant ces yeux voient dans mon âme, directement, sincèrement. Ses mots sont doux, ses doigts grattent les accords sur la guitare, et sa voix susurre, doucement...

"The answer, my friend, is blowin' in the wind.
The answer is blowin' in the wind."

La douceur d'un soir, douceur d'un monde à part, où tous sont différents, et son si beaux dans leur simplicité, dans leur originalités. Son béret fixé sur son crâne aux cheveux longs, sa barbe entoure son visage d'ange pensant. Un pull à losanges rouge tendre et noir, un peu de gris, aussi. Simplicité de l'habillement, âme d'artiste.
Il me parle de métaphysique, il me parle d'idées, il me parle de sa voix douce, son verre à la main, son regard est loin, il transperce, et tous ses gestes sont empreints d'amour.

Détourner le regard, comme dans un rêve, et voir les autres qui m'entourent, comme si je les avais oubliés. Mais non, ils font partie de ce rêve, de ce monde d'artistes que je n'aurais jamais même rêvé de fréquenter. Se rencontrer sans trop savoir pourquoi, par envie, par devoir ?
Et finalement, être heureux de n'être pas plus.
Il y a l'artiste, le comédien, le musicien, le jazzman, celle qui dessine et aime l'art, celle qui écrit, celui qui rit, ceux qui vivent, simplement, dans monde parallèle, irréel, trop réel et trop vrai pour l'être réellement.

Nous parlons d'amour, sans le savoir, en cette nuit si douce, dans une ville qui nous appartient mais qui n'est pas notre, dans une grenier aménagé en salle de concert, réaménagé en salle de rencontre, simplement.

Nous parlons d'amour, il parle d'amour, ses yeux brulent, sa voix est douce, et il nous ensorcelle, tous, par sa simplicité, par sa beauté.


Bob Dylan - Blowin In the Wind (1963)
envoyé par moriganne.

Posté par Celinouchka à 16:22 - Cé a la tête dans les étoiles - Commentaires [1] - Permalien [#]

Commentaires

    J'adore! Mais j'ai un penchant pour...

    "Hey, Mr. Tambourine Man play song for me
    I'm not sleepy and there is no place I'm going to"

    Ou comment le poète, le guitariste, le troubadour, le rockeur prend, sensiblement et fragilement, contact avec le marchand de sable. Comment il perce vers un autre monde, simplement!

    Becs
    Alex
    Posté par Alexandre, 22 novembre 2009 à 00:50

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